DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A CHLAMYDIA

here Ici nous allons énumérer cinq techniques pouvant contribuer à diagnostiquer de l’infection à source link Chlamydiaetrachomanis  :

  •  la détection du génome bactérien par biologie moléculaire avec amplification, avec le « Tests d’amplification génique et d’hybridation moléculaire – Recherche d’ADN ou d’ARN par hybridation moléculaire avec amplification génique (urines, sperme, liquide de ponction, biopsie, sécrétions broncho-pharyngées, péritoine, conjonctive) »
  • la détection du génome bactérien par biologie moléculaire sans amplification, avec le libellé « Recherche d’ADN ou d’ARN par hybridation moléculaire sans amplification génique (endocol, urètre, conjonctive) » 
  •  la détection directe de la bactérie par une méthode immunologique, avec le libellé ;
  • la détection directe de la bactérie par la culture, avec le libellé « recherche par culture, l’identification des inclusions intracellulaires utilisant obligatoirement des anticorps monoclonaux » ;
  • la recherche des anticorps sériques dirigés contre cette bactérie, avec le libellé « Sérologie bactérienne – Infections urogénitales à C. trachomatis (IgG et, en cas de positivité, IgA ou IgM)

II. LA BACTÉRIE ET SES DIFFÉRENTES FORMES

Chlamydia trachomatis est une bactérie pathogène strictement humaine, à multiplication intracellulaire obligatoire, de répartition mondiale .

Il existe 19 sérovars de C. trachomatis :

  • les sérovars A-C sont responsables de trachome ;
  • les sérovars D-K sont responsables des infections génitales sexuellement transmissibles (IST), des infections oculaires ;
  • les sérovars L1-L3 sont responsables de lymphogranulomatose vénérienne . Les infections à C. trachomatis sont sérovars-spécifiques .

C. trachomatis évolue sous trois formes antigéniquement distinctes : 

  • corps élémentaire, forme extracellulaire de dissémination de l’infection, limitée par une membrane cytoplasmique et une paroi proche de celle des bactéries à Gram négatif. La membrane externe de la paroi contient le lipopolysaccharide (LPS), spécifique du genre et responsable des réactions sérologiques croisées non seulement entre les espèces du genre mais avec des espèces d’autres genres, ainsi que des protéines de structure comme MOMP (major outer membrane protein) ou OMP , spécifiques d’espèce et de sérovars et fortement immunogènes.
  •  corps réticulé, forme intracellulaire de multiplication, dans laquelle le chromosome est sous forme relâchée par absence des protéines OMP2 et OMP3
  • corps aberrant, forme de persistance responsable d’infection chronique, morphologiquement anormale, viable mais non cultivable. Cette forme possède une structure antigénique particulière, riche en protéines de stress Chsp 60 (heatshock protein spécifique des chlamydiae) et dépourvue de MOMP . 
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La réaction immunitaire lors de l’infection à C. trachomatis est délétère pour l’hôte par la réaction inflammatoire qu’elle induit. L’inflammation génitale, surtout à répétition, est à l’origine de fibrose et de modifications structurelles irréversibles, comme les adhérences. Ces lésions génitales peuvent perdurer comme séquelles après le traitement. La réponse immunitaire protectrice contre C trachomatis est partielle et de courte durée.

Les réinfections sont donc possibles. L’efficacité des anticorps est limitée en raison de la localisation intracellulaire de la bactérie. Les anticorps produits lors de l’infection persistent pendant des années après l’éradication de la bactérie. Ceci complique l’interprétation des dosages d’anticorps.

Il n’existe pas pour le moment de vaccin contre C. trachomatis.

 Infections uro-génitale

Les infections uro-génitales sont asymptomatiques chez 75 % des femmes et 50 % des hommes . Cette particularité favorise le retard de diagnostic, la propagation de la bactérie, le passage à la chronicité et la survenue des complications. Chez l’homme, l’infection à C. trachomatis prend la forme d’une urétrite mucopurulente, traînante, qui peut se compliquer d’orchi-épididymite ; il est admis que certaines stérilités sont attribuées à cette infection. Chez les femmes, il peut s’agir d’infections génitales basses (vaginites, cervicites) dans 70 % des cas, d’infections génitales hautes avec tableau de salpingite, endométrite, maladie pelvienne inflammatoire, péri-hépatite ou infection tubaire latente à l’origine de grossesse extra utérine ou de stérilité. Certaines femmes présentent des algies pelviennes chroniques liées à l’infection . Les rectites sont possibles chez les hommes comme chez les femmes.

Arthrite réactionnelle

 C. trachomatis est l’un des agents pathogènes impliqués dans le syndrome de FiessingerLeroy-Reiter ou syndrome oculo-urétro-synovial. Il s’agit d’arthrites réactionnelles, survenant après une urétrite, le plus souvent chez l’homme (sex-ratio 50/1) jeune et associant : une conjonctivite bilatérale, des signes articulaires (polyarthrite asymétrique touchant surtout les grosses articulations des membres inférieurs, volontiers associée à une atteinte axiale, des talalgies et des tendinites) et des signes cutanéo-muqueux (balanite circinée, lésions psoriasiformes)

Lymphogranulomatose vénérienne (LGV)

Les types sérologiques L de C. trachomatis, endémiques en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud sont exceptionnels en France. Ils sont responsables de la lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas et Favre. Cette maladie évolue en 3 stades successifs : le premier est caractérisé par des ulcérations génitales ou anales, le second par des poly-adénopathies inguinales qui se fistulisent et le troisième par une fibrose génitale ou rectale et un blindage lymphatique du pelvis . Dans les autres pays européens, cette IST a émergé en 2003 dans sa forme rectale et atteint exclusivement les homosexuels

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Infections du nourrisson

Chez les femmes infectées par C. trachomatis, il y a un risque de transmission de la bactérie pendant la grossesse ou l’accouchement avec la survenue de kératoconjonctivite chez le nouveau-né. L’atteinte du nouveau-né se complique dans certains cas de pneumopathie atypique du nourrisson 

Trachome

Il s’agit d’une forme de kératoconjonctivite qui évolue vers la cécité et est répandue en zone intertropicale . Compte tenu de ces différentes manifestations cliniques, l’infection à C. trachomatis constitue un problème de santé publique en raison de ses séquelles, dont les plus fréquentes sont : douleur pelvienne chronique, grossesse extra-utérine (GEU), stérilité. •

DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

Les méthodes de détection biologique de C. trachomatis se répartissent en méthodes de détection directe de la bactérie et recherche des anticorps. Les méthodes de détection directe sont la culture cellulaire, la détection du corps bactérien par des méthodes immunologiques (IEA – immuno-enzymatic assay, IFD – immunofluorescence directe) et la détection des acides nucléiques bactériens.

Différentes techniques de détection des acides nucléiques ont été développées :

  • d’abord la biologie moléculaire sans amplification, aussi appelée de manière simplifiée « hybridation » ;
  •  puis la biologie moléculaire avec amplification, également appelée technique d’amplification des acides nucléiques (TAAN) et dont il existe plusieurs techniques : PCR (polymerase chain reaction), LCR (ligase chain reaction), SDA (Strand displacement amplification), TMA (transcription mediated amplification)

La principale faiblesse de la biologie moléculaire avec amplification est sa sensibilité aux inhibiteurs de l’amplification. Ils sont mal connus quant à leur nature et leur quantité, et varient en fonction du type de prélèvement (sperme, urine, endocol) . L’identification et la quantification de ces inhibiteurs est possible. Des échantillons sont prélevés pour la détection directe en fonction du tableau clinique. Pour les infections uro-génitales, ce sont des prélèvements d’endocol, d’urètre, du premier jet urinaire, du matériel de biopsie des trompes ou de l’endomètre. D’autres prélèvements sont possibles comme celui de conjonctive, l’aspiration bronchique pour les nourrissons ou bien encore la ponction de liquide articulaire. En cas de suspicion de LGV, les prélèvements sont effectués au niveau du rectum, de l’anus ou du pharynx, selon les pratiques sexuelles rapportées par les patients. Toutes les infections à C. trachomatis localisées au rectum ne sont pas des LGV. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence de C. trachomatis au niveau rectal suivi du génotypage de la souche qui confirme l’appartenance au sérovar L1, L2 ou L3

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Concernant la sérologie, la micro-immuno-fluorescence (MIF) est considérée jusqu’à présent comme la méthode de référence pour le diagnostic de C. trachomatis. Elle a été modifiée pour diminuer la réactivité croisée entre Chlamydia trachomatis et Chlamydia pneumoniae en enlevant le lipopolysaccharide (LPS), élément commun de la paroi extérieure de toutes les Chlamydia. Il y a quelques autres inconvénients de la MIF comme une lecture observateur-dépendante, une faible standardisation, la forte consommation de main-œuvre et les variations inter-laboratoire . Des méthodes ELISA ont été développées, utilisant des peptides recombinants, notamment le peptide MOMP, faciles et bien standardisées . Le peptide MOMP contient des épitopes spécifiques d’espèce et du sérovar

TRAITEMENT DES INFECTIONS A CHLAMYDIA TRACHOMATIS

Le traitement des infections uro-génitales non compliquées à C. trachomatis repose sur l’azithromycine ou la doxycycline et l’ofloxacine. Ces deux antibiotiques ont une bonne diffusion cellulaire. Les infections génitales compliquées se traitent plus longtemps et font appel à des associations d’antibiotiques . La guérison bactériologique ne permet pas de garantir une guérison clinique, car des adhérences et des lésions tubaires peuvent perdurer après la disparition de la bactérie. Des échecs thérapeutiques ont été décrits, attribués à la réinfection, à un traitement mal suivi ou à la persistance du germe. La résistance acquise de C. trachomatis aux antibiotiques a seulement été décrite in vitro


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About the Author: Arthur Westmann

DEFFE ARTHUR (AMOEBAMANN) is the founder and author of MLTGEEKS and MLTEXPO.He’s from Cameroon and is currently a Final year State Medical Laboratory Technician (MLT MA). Beyond lab works, he’s a passionate internet user with a keen interest in web design and blogging. Furthermore He likes traveling, hanging around with friends and social networking to do in his spare time.

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